Epilogue lundi dans le procès contre la banque islandaise Landsbanki.

La justice française dira lundi si une centaine de personnes, dont le chanteur Enrico Macias, ont oui ou non été victimes en France d’une vaste escroquerie à l’hypothèque orchestrée depuis l’Islande.

Le tribunal correctionnel rendra sa décision à 13H30 dans l’affaire dite « Landsbanki Luxembourg ».

Le parquet a requis le 23 mai, après un mois de procès, des peines de prison avec sursis et des amendes à l’encontre de neuf anciens dirigeants, cadres ou conseillers en gestion de patrimoine, liés à cette filiale au Luxembourg d’une grande banque islandaise, balayée en 2008 par la crise financière.

La procureure, critiquant « l’opacité totale » opposée à la justice par l’établissement, a demandé en particulier trois ans de prison avec sursis et 300.000 euros d’amende pour l’ancien patron de la maison-mère islandaise Landsbanki, et ancien propriétaire du club de foot anglais de West Ham, Bjorgolfur Gudmundsson.

Il est reproché aux prévenus d’avoir, principalement en 2007, escroqué une centaine de personnes en France en leur faisant hypothéquer leurs maisons ou appartements contre un crédit versé en partie en liquide, en partie sous forme de placements financiers.

Le tout sans les avertir des risques très élevés de l’opération, présentée comme un emprunt qui s’auto-finançait. En 2008, sur fond de crise et de nationalisation des grandes banques islandaises, la Landsbanki Luxembourg fait faillite et entreprend de recouvrer les créances, quitte à vendre ou menacer de vendre les biens hypothéqués.

L’affaire éclate avec la plainte d’Enrico Macias qui a gagé sa villa de Saint-Tropez auprès de la Landsbanki Luxembourg, dont la liquidatrice lui réclame désormais 35 millions d’euros. « J’ai passé dix ans la peur au ventre de perdre mon seul bien », a clamé au procès le chanteur – Gaston Ghrenassia pour l’état civil.

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Ses avocats espèrent la « condamnation de la banque en tant que personne morale » et la « confiscation des créances » qui pèsent encore sur les parties civiles, explique à l’AFP Me Eric Morain. « Le juge pénal ne peut pas annuler les contrats, mais sa décision aura une influence sur les procédures civiles en cours », ajoute-t-il.

La défense estime elle que ce contentieux n’a de toute façon « rien à faire au pénal », a plaidé au procès Me Olivier Baratelli, pour l’un des anciens cadres dirigeants de la Landsbanki Luxembourg.

aue/epe/pad/nas

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