Altice porte plainte contre X pour « dénonciation calomnieuse ».

Le groupe de médias et télécoms Altice, maison-mère de l’opérateur SFR, a déposé une plainte contre X auprès du procureur de la République de Paris pour « dénonciation calomnieuse », a-t-on appris aujourd’hui jeudi de source proche, confirmant une information du Monde.

Selon la plainte, déposée le 18 juillet et que l’AFP a pu consulter, la plainte se base sur des propos tenus lors d’une interview de Catherine Berjal, présidente du fonds CIMA et actionnaire minoritaire de SFR à hauteur de 0,11%. « Le groupe de médias et de télécoms a récemment pris trois décisions de gestion qui nous incitent à penser qu’il aurait agi contrairement aux intérêts de SFR et qu’il se serait ainsi rendu coupable d’abus de biens sociaux », avait notamment déclaré Mme Berjal dans une interview donnée au magazine spécialisé Option Finance, propos notamment visés par la plainte d’Altice.

Interrogé par l’AFP, Altice s’est refusé à tout commentaire. De son côté, Mme Berjal a estimé que « cette action judiciaire relève à l’évidence d’une maladroite stratégie de communication », dans la mesure où elle ne pourra être étudiée qu’à l’issue de l’enquête liée à la plainte déposée contre Altice par CIMA, le 16 juin dernier pour « abus de biens et de pouvoir sociaux ». C’est à la suite de cette plainte, également consultée par l’AFP, qu’avait été réalisée l’interview citée par la plainte d’Altice.

CIMA y reproche notamment à Altice d’avoir fait payer l’intégralité d’une sanction financière prononcée par l’Autorité de la concurrence à l’encontre d’Altice et SFR ainsi qu’une gestion de l’opérateur jugée par les plaignants « dans l’intérêt personnel de sa holding ou du dirigeant de celle-ci », Patrick Drahi. La plainte justifie ce dernier point par le changement de marque annoncé de SFR, qui passera officiellement sous pavillon Altice, comme l’ensemble des autres opérateurs du groupe, marque qui appartient directement à M. Drahi, ainsi que par le déménagement de SFR, actuellement installé à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

Dans sa plainte, Altice estime que « la dénonciation calomnieuse de ces décisions auprès des autorités judiciaires cause un très important préjudice à Altice qui ne peut (…) laisser sans réponse de telles initiatives judiciaires intentées à son encontre de mauvaise foi et qui sont de nature à nuire à l’intérêt du groupe et à celui de ses actionnaires ».

La dénonciation calomnieuse est passible de cinq ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende.

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