L’ex-banquier espagnol Miguel Blesa s’est suicidé, révèle l’autopsie.

L’autopsie réalisée jeudi sur Miguel Blesa, ex-banquier espagnol condamné à six ans de prison pour malversations retrouvé mort mercredi, a révélé qu’il s’était suicidé avec une arme à feu, ont indiqué les autorités d’Andalousie (sud de l’Espagne).

« L’autopsie réalisée ce matin à l’Institut anatomique de médecine légale de Cordoue (…) confirme qu’il s’agit d’une mort par auto-lésion par arme à feu », indique dans un communiqué le gouvernement régional d’Andalousie.

L’ancien président de Caja Madrid, 69 ans, a été retrouvé mort mercredi matin d’un tir de fusil de chasse dans la poitrine dans un pavillon de Villanueva del Rey, village de la province de Cordoue, à côté de son véhicule.Devenu malgré lui le symbole des excès du secteur bancaire espagnol, Miguel Blesa, dirigeant de la banque de 1996 à 2009 avait été condamné en février à six ans de prison dans l’affaire dite des « cartes black ».

Ces cartes bancaires occultes permettaient à une soixantaine de personnalités de se servir à volonté, sans aucun contrôle, dans les caisses de Caja Madrid, devenue Bankia en 2010, pour leurs frais personnels. Au total, 12 millions d’euros ont été détournés entre 2003 et 2012.

Proche de l’ancien chef du gouvernement José Maria Aznar (1996-2004) et de son parti conservateur, le PP, Miguel Blesa avait été accusé d’avoir mis en place ce système maintenu par son successeur Rodrigo Rato alors que Bankia était de plus en plus en difficulté. L’affaire avait d’autant plus indigné l’opinion que le pays traversait une douloureuse crise économique, et que Bankia avait dû être sauvée de la faillite en 2012 par une injection de fonds publics de plus de 20 milliards d’euros.

Selon les médias espagnols, citant des témoins et des sources proches de l’enquête, peu avant d’être retrouvé mort, Miguel Blesa prenait un petit déjeuner avec des amis au pavillon « Puerto del Toro » quand il s’est levé de table, prétendant qu’il allait déplacer le véhicule. Il aurait alors demandé à ses amis s’ils avaient le numéro de téléphone de sa femme, au cas où il faille la contacter.

Miguel Blesa, qui a passé 15 jours en détention provisoire en 2013, était également dans l’attente d’un jugement pour des primes présumées illégales versées aux dirigeants de la banque.

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