Rupture, transformation ou évolution du secteur bancaire ? Résultats du Baromètre Banque Kea 2016 !

En 2015, Kea & Partners lançait son baromètre sur la transformation du secteur bancaire, auprès de 800 salariés des établissements financiers. Cette première édition a révélé une prise de conscience des transformations en cours mais également une très grande confiance face à l’avenir, frisant parfois l’arrogance du plus fort.

En 2016, les salariés du secteur se montrent plus lucides sur la menace, même si l’ »ennemi » est encore mal connu.

Pas un jour sans un article dans la presse spécialisée sur l’uberisation des banques ou la disruption du secteur financier. Le secteur bancaire est au cœur d’un mouvement profond de transformation, d’une ampleur historique, et les salariés du secteur en sont conscients… mais sont-ils pour autant suffisamment formés et informés pour faire face à la menace ?

Les résultats de l’enquête réalisée par OpinionWay pour Kea & Partners auprès des premiers concernés amènent quelques clés de lecture pour évaluer le niveau de maturité des collaborateurs sur les changements à l’œuvre et mesurer la hauteur de la marche à franchir pour les accompagner dans leur propre révolution.

> Première clé : tous les métiers sont concernés, des métiers du réseau, au contact des clients, aux fonctions structurelles des établissements, la DRH et la DSI.

Ainsi, 93% des salariés interrogés appartenant à la DRH ressentent la transformation du secteur bancaire dans l’exercice de leur métier au quotidien, contre 74% en 2015. 68% pensent que leur métier aura changé dans 10 ans, contre seulement 55% en 2015.

> Deuxième clé : la riposte des établissements bancaires traditionnels à l’attaque des nouveaux entrants n’est pas uniforme et sera fortement imprégnée de l’ADN des acteurs historiques.

> Troisième clé : après des années de descente aux enfers, la relation semble s’être apaisée entre les collaborateurs et leurs clients… et le traumatisme du banquier mal-aimé semble s’amoindrir.

En 2015, 47% des salariés interrogés estimaient que la relation client s’était plutôt détériorée. Cette année, ils ne sont plus que 37% à le penser. Mieux encore : ils sont près d’un tiers à percevoir un redressement positif.

> Quatrième clé : l’émergence de nouveaux concurrents est un fait acquis, et ce à tous les niveaux de l’entreprise.

> Cinquième clé : les nouveaux concurrents restent très mal connus des salariés : Fintechs, GAFA, distributeurs… la menace semble partout et nulle part.

> Sixième et dernière clé : derrière cette apparente lucidité perdure un sentiment d’invulnérabilité des établissements historiques, qui pourrait bien être leur réel talon d’Achille, car sans peur, point de remise en cause.

De fait, les banques vont devoir s’atteler à un chantier majeur : faire évoluer en profondeur une culture empreinte de paradoxes (maîtriser les risques et innover, mettre en place procédures et contrôles tout en conférant des marges de manœuvre aux collaborateurs, combiner une expertise produit avec une approche de service client, piloter l’ensemble de la chaîne de valeur et travailler en mode ouvert avec des partenaires. Autant de challenges avec lesquels les directions générales doivent d’ores et déjà composer…).

Philippe Auther, Responsable du secteur Banque chez Kea & Partners

« Les banques bénéficient encore d’une image de tiers de confiance. Cet atout décisif peut être mis à profit pour développer un relationnel fort, au-delà des réponses financières apportées aux clients et à leurs projets. Elles deviendraient dès lors des intermédiaires, des animateurs de communautés, des facilitateurs. Pour mener une telle transformation « customer oriented », il leur faudra dans le même temps donner envie à leurs collaborateurs, développer leur sentiment de fierté. Ce sont des leviers primordiaux. Enfin, elles devront savoir se remettre en cause. La capacité à combattre la pensée uniforme, à entendre la voix discordante, à allumer des contre-pouvoirs et à les préserver s’avèrent de toute évidence des pistes intéressantes, susceptibles d’augmenter leur capacité d’innovation. Mais de fait, le banquier de demain sera-t-il toujours un banquier ? ».

Alice Poizat, Directeur chez Kea & Partners

« Les salariés que nous avons interrogés font preuve d’un optimisme qui peut sembler surprenant sur un secteur dont la rentabilité fond à vitesse grand V et qui voit se multiplier les concurrents : optimisme raisonné ou aveuglement piloté ? ».

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